Lundi 10 décembre 2007


 

Voilà, c’est la fin. Les étudiants ont encore connu une sévère défaite. Les raisons ? Toujours les mêmes, incapacité du mouvement à passer outre la trahison de l’UNEF et le matraquage médiatique en sa défaveur. Pourtant, on a beau le savoir, y être préparé, en avoir l’expérience, à chaque fois on se fait avoir…

 

Un sentiment de dégout, de gâchis domine. Désormais, la voie vers la privatisation des universités est ouverte. Nous allons vers un système anglo saxon, et ce n’est pas ça qui donnera de plus nombreux et de meilleurs diplômé. A terme, cette réforme a pour but de produire des diplômés dociles, de former une future jeunesse servile, dénuée de tout esprit critique, aseptisée. Lorsque les filières les moins rentables auront disparu, lorsque les programmes des cours seront signés « lu et  approuvé » par les entreprises présentes au conseil d’administration vidé de ses représentants étudiants, alors le gouvernement pourra se frotter les mains : plus aucune contestation possible, enfin des facs au service de l’économie et de la rentabilité !

 

Voilà… rien à dire, rien à ajouter… des étudiants se sont encore battus pour les autres, pour sauvegarder leurs droits d’apprendre ce qu’ ils ont envi, pour les futur étudiants…

 

Tous mes articles ne vont surement pas faire verser de larmes à tous les étudiants qui n’ont pas compris le but de cette révolte. Ceux là, ceux qui sont venus dans les AG pour voter contre le blocage de leur fac chérie, ceux là qui ont déversé leur haine contre les étudiants en grève et qui ont tout fait pour continuer à suivre leurs courts, je dirais ceci : continuer à rester dans le rang ! Vous avez votre petite vie bien tranquille, vous ne remettez jamais rien en cause, sauf quand certains en veulent à votre « liberté », vous adorez votre nombril et vous sentez si bien dans  le troupeau : rien que la présence des bergers vous rassure ! Mais vous oubliez toujours ce que l’Histoire nous a appris :

 

Quand ils sont arrivés au pouvoir, je n’ai rien dit,

 

Quand ils ont privatisé les facs, je n’ai rien dit,

 

Quand ils ont arrêté les opposants politiques, je n’ai rien dit,

 

Et quand ils sont venus me chercher…

 
Sarkogne a encore gagné, mais l’heure n’est pas à la résignation ! Partout, dans les facs, dans les cités, dans les usines, la haine succède peu à peu à la colère…

 

Par pinelli - Publié dans : universités
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