
Voilà, c’est la fin. Les étudiants ont encore connu une sévère défaite. Les raisons ? Toujours les mêmes, incapacité du mouvement à passer outre la trahison de l’UNEF et le matraquage médiatique en sa défaveur. Pourtant, on a beau le savoir, y être préparé, en avoir l’expérience, à chaque fois on se fait avoir…
Un sentiment de dégout, de gâchis domine. Désormais, la voie vers la privatisation des universités est ouverte. Nous allons vers un système anglo saxon, et ce n’est pas ça qui donnera de plus nombreux et de meilleurs diplômé. A terme, cette réforme a pour but de produire des diplômés dociles, de former une future jeunesse servile, dénuée de tout esprit critique, aseptisée. Lorsque les filières les moins rentables auront disparu, lorsque les programmes des cours seront signés « lu et approuvé » par les entreprises présentes au conseil d’administration vidé de ses représentants étudiants, alors le gouvernement pourra se frotter les mains : plus aucune contestation possible, enfin des facs au service de l’économie et de la rentabilité !
Voilà… rien à dire, rien à ajouter… des étudiants se sont encore battus pour les autres, pour sauvegarder leurs droits d’apprendre ce qu’ ils ont envi, pour les futur étudiants…
Tous mes articles ne vont surement pas faire verser de larmes à tous les étudiants qui n’ont pas compris le but de cette révolte. Ceux là, ceux qui sont venus dans les AG pour voter contre le blocage de leur fac chérie, ceux là qui ont déversé leur haine contre les étudiants en grève et qui ont tout fait pour continuer à suivre leurs courts, je dirais ceci : continuer à rester dans le rang ! Vous avez votre petite vie bien tranquille, vous ne remettez jamais rien en cause, sauf quand certains en veulent à votre « liberté », vous adorez votre nombril et vous sentez si bien dans le troupeau : rien que la présence des bergers vous rassure ! Mais vous oubliez toujours ce que l’Histoire nous a appris :
Quand ils sont arrivés au pouvoir, je n’ai rien dit,
Quand ils ont privatisé les facs, je n’ai rien dit,
Quand ils ont arrêté les opposants politiques, je n’ai rien dit,
Et quand ils sont venus me chercher…
Télévision : Nicolas Sarkozy star des « JT ». Selon l’étude trimestrielle de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) publiée mardi 4 décembre, le président de la république a été, en nombre de passages, la personnalité la plus présente dans les journaux télévisés des six principales chaînes de télévision, au troisième trimestre 2007. TF1 est la chaîne lui a accordé le plus de passages à Nicolas Sarkozy, avec 43 séquences. Viennent ensuite France 2 (39 passages), France 3 (36 passages), Canal+ (23).
(source : Le Monde de vendredi 6 decembre)
Voilà, les négociations ont débuté, et déjà le syndicat Sud a été exclu de celles concernant la SNCF. Une grève pour la forme se prépare, mais les cheminots et autres gaziers savent déjà qu’ils ont perdu. Y a-t-il quelque chose à ajouter ?
Aujourd’hui, personne ne remet en cause le discours des pseudo-experts économiques tels Jacques Marseille, si présents sur les plateaux télés. Pour eux, la solution au problème du financement des retraites passe par une hausse des cotisations pour tous, et les régimes spéciaux, honte de la France (celle de De Gaulle), devaient disparaître (même si leur suppression ne fera rien gagner au problème du financement). Bref, la situation est catastrophique, et ils nous préparent déjà à des solutions radicales.
Pourtant, c’est un véritable choix de société qui nous est présenté aujourd’hui. En effet, malgré le matraquage médiatique et gouvernemental (allant de paire, tient tient !) appelant à encore plus de sacrifices des plus pauvres, il faut bien voire que d’autres choix sont possibles. Certains parlent de taxer les transactions boursières, d’autres de taxer le capital des Grandes entreprises comme TOTAL chiffrant un bénéfice de plusieurs dizaine de milliards d’euros(12 milliards pour 2006)… En claire, il faut une plus juste distribution des richesses.
Une richesse qui va aux mains des mêmes, les plus riches, et ce depuis trop longtemps. Les chiffres le montrent de plus en plus, les inégalités sont de plus en plus en forte. Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent. 3,7 millions de pauvres en France, 3,5 millions sont allocataires de minimas sociaux, mais 6 millions au total en vivent !! les pauvres ne peuvent plus se soigner !! (Sources pour tous ces chiffres sur la pauvreté : site de l’observatoire des inégalités)
Aujourd’hui, les gens ont peur, peur de tomber dans la misère et l’indigence. La pauvreté frappe à la porte de chacun d’entre nous. Il est temps que la peur change de camp. Jusqu’à quand allons-nous attendre la misère les bras croisés ?
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